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Article N° 839

ENIM : Aides sociales (Article Enim n°25 de février 2008)

Publié le mercredi 10 février 2010

L’ENIM double la mise

  En matière d’aides sociales, notamment en faveur des personnes âgées dépendantes, les besoins sont de plus en plus pressants. Depuis le 1er janvier 2008, l’ENIM a doublé la plupart des montants de ses prestations sociales supplémentaires pour mieux répondre aux attentes de ses ressortissants. Toutefois, elles restent toujours attribuées sur des critères de ressources et sur la base d’enquêtes du Service social maritime.

  Lors d’une convalescence, par exemple, les aides pour une garde à domicile viennent de passer d’un taux horaire de 10 à 20 Euros. Dans le même esprit de maintien à domicle des personnes âgées, nécessitant des travaux d’amélioration de l’habitat, l’aide forfaitairea été multipliée par 2 passant à 3000 Euros, et même à 6000 Euros sur deux ans, si les travaux sont d’importance, et toujours selon un plafond de ressoruces. Quand un hébergement temporaire en établissement s’impose, à l’occasion de vacances des proches, l’aide accordée est passée de 800 à 1600 Euros maximum. Pour les pensionnés, les aides aux vacances, versées tous les deux ans, ont été également doublées avec des tarifs journaliers différents selon que les séjours s’effectuent chez un particulier, à l’hotel ou sous toutes autres formes. Quel que soit le type de chauffage, les aides passent aussi du simple au double toujours selon les revenus des ressortissants et il en va de même pour les aides à la climatisation pour les pensionnés des DOM-TOM (hors Saint Pierre et Miquelon).

  "Pour les ressortissants qui ont également été affilifés à la Caisse Générale de Prévoyance, les aides aux frais d’obsèques ont même été maorées de près de 113% avec un montant forfaitaire de 1000 Euros", souoligne Jacques Béron, le responsable du Bureau des interventions sociales de l’ENIM.

  Quant aux assurés atteints par la maladie d’Alzheimer, l’ENIM a fait de la réservation de lits prioritaires dans des établissements pour l’hébergement des personnes âgées dependantes, son cheval de bataille. Aujourd’hui 527 lits sont disponibles (dont 356 en Bretagne), soit 20 de plus depuis l’année dernière. Ces réservations s’effectuent en compensation d’aides accordées par e régime des marins pour contribuer à l’amélioration ou à la création d’établissements. "Nous devons continuer notre effort en Bretagne où vivient le plus de pensionnés mais également renforcer notre offre dans des secteurs moins dotés comme l’Aquitaine, PACA ou l’ile de France", reconnait Jacques Véron. En 4 ans, le nombre de lits en Languedoc-Roussillon est passé de 0 à 36 et en Picardie/Haute Normandie, l’an dernier de 3 à 10.

Adossement à la CNAMTS : un basculement informatique délicat qui s’achève

  Depuis le 7 janvier, l’ENIM utilise les outils informatiques de la CNAMTS pour assurer le traitement technique des prestations maladie du régime. Toutefois, la gestion des prestations en espèces (indemnités compensatrices de salaire) n’a pas été affectée par cette opération. Ces dernières sont toujours gérées avec les outils propres à l’ENIM.

  Bien que préparée, cette opération délicate a provoqué quelques turbulences en passe d’être maitrisées.

"Nous avions prévu plusieurs phases, avec bien sûr des périodes de formation de notre personnel de production dès novembre et décembre 2007. La première étape concernait le traitement des flux électroniques externes transmis par les professionnels de santé. Après les difficultés du mois de janvier, nous traitons maintenant ces flux au jour le jour, depuis le 11 février", souligne Patrick Vassal, chef de la division pilotage des services, en charge particlièrement du projet d’adossement. En revanche, pour le traitement des feuilles de soin papier, la transition s’avère encore dificile. "Les remboursements ont été enclenchés mais le retard va subsister encore plusieurs semaines. Aussi, j’invite les assurés qui veulent obtenir des informations sur leurs remboursements à contacter les centres par messagerie électronique plutôt que par téléphone", poursuit-il. "Il faut avoir en tête qu’un nouveau système d’information complexe provoque toujours des perturbations à la fois technologiques et humaines. Cependant, le fait de bénéficier des maintenances de la CNAM va nous autoriser une plus grande efficacité et nous permettre d’être davantage réactifs sur tous les aspects de la Réforme Maladie d’aout 2004 qui se mettent en place progressivement. Au delà de la modernisation des outils informatiques, l’ENIM mettra ainsi à disposition de ses assurés un service plus rapide et plus proche de leurs préoccupations avec, par exemple, la diffusion prochaine de la carte Vitale 2 et de la carte européenne ou l’accès à leurs décomptes, via internet", conclut Patrick Vassal.


 

 La Sécurité Sociale des Marins

Le renouvellement du Conseil Supérieur

  Le Conseil supérieur, dont la mission est de veiller à la protection du régime social des marins, est l’instance de concertation essentielle du monde maritime. Des personnalités de tous les secteurs maritimes (armateurs, marins, pensionnés issus de la pêche, du commerce ou de la plaisance) y côtoient plusieurs fois par an des représentants des pouvoirs publics, afin de pendre en compte les attentes des assurés, d’examiner les nécessaires évolutions du régime et conseiller à ce titre le ministre en charge de marine marchande.

  Tous les 4 ans, la composition du Conseil est renouvelée. Le 31 janvier 2008, Jean Louis Borloo et Dominique Bussereau, ont arrêté une nouvelle formation (Journal Officiel du 8février). Sur les 82 membres (49 titulaires, 33 suppléants), 20 personnes siègeront au Conseil pour la première fois. Le nombre des femmes a plus que doublé (11% de l’asemblée). La présidence a été confiée à Pierre Murret Labarthe, conseiller maitre honoraire à la Cour des Comptes et la vice présidence à Patrick Quinqueton, maitre des requetes au Conseil d’Etat.

La réforme de l’assurance maladie : rappel et suite

Depuis sa mise en plac e en 2005, différentes étapes de la réforme de l’assurance maladie se sont succédées : le médecin traitant, le parcours de soins coordonnés, les participations forfaitaires. Aujourd’hui, 92% des assurés de l’ENIM ont un médecin traitant. Attention, sortir du parcours de soin en allant consulter un autre médecin que son médecin traitant en dehors des spécialistes autorisés (ophtalmologiste, gynécologue, neurologue, psychiatre) coûte cher. Le remboursement n’est alors plus que de 50% depuis septembre 2007. En janvier 2008, d’autres mesures ont été prises pour financer l’assurance maladie : il s’agit de trois nouvelles franchises qui devraient rapporter 850 millions d’euros par an affectés au financement du plan Alzheimer, à la lutte contre le cancer et aux soins palliatifs :

0,50 Euros sur les boites de médicaments

0,50 Euros sur les actes paramédicaux, soins infirmiers ou kinésthérapeutes

2 Euros sur les transports sanitaires ambulance ou taxi, plafonnés à 4 Euros par jour.

Ces franchises ne peuvent pas dépasser la somme de 50Euros par an et par personne. En sont exonérés les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire, les femmes enceintes.

En savoir plus : site du régime général : www.ameli.fr


Article Enim n°25 de février 2008




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