L’intersyndicale SNPAM-CGT, FSU-Snamer, l’UNSA et FEERS-FO) appelle à un mouvement de grève le mardi 23 février. Les syndicats demandent que le malaise des personnels du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer soit entendu. " La réforme générale des politiques publiques fragilise tous les services ", assure André Godec, du SNPAM-CGT.
Dans le cadre de la réduction du nombre de fonctionnaires, plusieurs dizaines de postes des Affaires maritimes devraient être supprimés. mais avec des emplois dits "sanctuarisés" (dont le nombre ne peut être réduit), comme les inspecteurs de la sécurité, les enseignants, les personnels des Cross... la marge de manoeuvre est faible et les suppressions toucheraient donc essentiellement les personnels des bureaux. près de 190 postes seraient concernés. " On détricote les Affaires maritimes, dénonce André Godec. En supprimant des postes, on affaiblit notre administration, qui est un vrai service de proximité".
Des activités pourraient aussi être sous-traitées aux privés, comme les contrôles de sécurité sur les navires de moins de 12 mètres, avec une validation des certificats a postériori par les Affaires maritimes. "Cela pose des problèmes de déontologie. L’Etat abandonne ses prérogatives régaliennes", s’insurge André Godec.
Le jour de la grève, des contrôles dans les ports pourraient être annulés, en contradiction avec le Mémorandum de Paris. mais la date a surtout été choisie car la grève risque d’avoir un impact sur les élections dans les sections régionales conchylicoles, qui doivent choisir leurs présidents le 23.