Pascal Paoli
Au nom de l’Association française des capitaines de navires (Afcan), "grain de sable de ce procès", comme il dit, Me Guillaume Brajeux s’est retrouvé bien seul sur le banc des parties civiles. " Pour une moindre goutte de pétrole déversée accidentellement, un capitaine risque 10 ans de prison et 15 millions d’euros d’amende. Un capitaine chinois est depuis 6 mois en prison en Norvège, des Indiens ont passé 18 mois sous les verrous en Corée et là, on doit laisser un commandant voir son autorité bafouée sans mot dire".
Défendant la "noblesse d’une fonction", l’avocat a demandé un euro symbolique au nom de l’Association. "Trop de choses ont été tolérées à Marseille, regrette Me Brajeux. Pour certains, il n’y a pas plus eu de limite. Cette affaire, dont beaucoup voudraient qu’elle ne soit plus q’un mauvais souvenir, c’est l’histoire d’un très grand laxisme. Si l’Afcan n’était pas présente à ce procès, ce serait alors la démission absolue".